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Chroniques Syliannes Livre I - Chapitre 10 : Au secours de Djeid… et d’Iridryss, page 10

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Chroniques Syliannes Livre I

Chapitre 10 : Au secours de Djeid… et d’Iridryss - Page 10 sur 18

Avec une rapidité étonnante, Ilane se précipita sur l’un des gardes. D’un coup de pied, il le désarma, puis l’assomma dans la foulée, sans que son opposant n’ait eu le temps de réagir.

Suivant son exemple, Nadioska se précipita vers l’autre garde, à la différence près qu’elle était beaucoup moins rapide qu’un sylian. Le moment de surprise passée, le garde réagit et visa la jeune femme qui se jetait sur lui. Avant qu’Ilane ait pu faire quoi que ce soit, le tir d’énergie partit et frappa Nadioska en pleine poitrine. Dans une sorte d’étrange ralenti, elle fut projetée en arrière et s’effondra au sol, le corps transpercé de part en part.

Le garde se tourna alors vers Ilane, mais ce dernier réagit avec la rapidité naturelle des sylians. Il désarma et assomma l’homme comme si cela n’était pour lui qu’une simple formalité. Il se précipita ensuite vers Nadioska, étendue sur le sol totalement inerte, sa chevelure rousse cachant une partie de son visage. Au bout du couloir, les autres sylians, sachant que maintenant la voie était libre, arrivaient à leur tour.

« Est-elle… vivante ? » demanda Lomélys sans cacher son inquiétude.

Ilane s’était accroupi à côté de Nadioska et une main posée sur son front, il scannait son état physique. Lorsqu’il leva les yeux vers ses amis, l’expression de son visage était suffisamment parlante. Il secoua la tête négativement et se releva avec lenteur. Le tir du garde avait directement touché le cœur de la jeune femme et aucun médecin sylian n’aurait pu faire quoi que ce soit pour la sauver.

Ilane sentit sa gorge se serrer. Les choses n’étaient pas censées se dérouler de cette façon, et quelque part, il se sentait responsable. Il aurait dû essayer de raisonner Nadioska quand il en avait eu l’occasion. Il aurait dû l’empêcher de venir sur Ennoralck. C’était de la folie et il le savait très bien. Pourquoi l’avait-il laissée faire ?

« Nous devons partir » dit-il en se forçant à se concentrer sur leur situation présente. « Nous ne sommes pas sortis d’affaire. »

« Et elle ?... Allons-nous la laisser ? » demanda Lomélys, le cœur serré.

« Elle est morte ! » répondit Ilane en réprimant une soudaine montée d’émotions. « Il ne sert à rien de la prendre avec nous. Venez !»

Pour donner l’exemple, il sortit, et se força à ne pas jeter de coup d’œil en arrière. Les autres sylians finirent par le suivre, mais ils étaient tous aussi abattus que s’ils venaient de perdre un des leurs. À travers le Nahal, un sentiment entre le chagrin et l’incompréhension était en train de naître.