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Chroniques Syliannes Livre I - Chapitre 10 : Au secours de Djeid… et d’Iridryss, page 11

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Chroniques Syliannes Livre I

Chapitre 10 : Au secours de Djeid… et d’Iridryss - Page 11 sur 18

« C’est impossible ! C’est notre Céliane ! »

« Comment réagit Djeid ? »

« Djeid ne se rend compte de rien. » répondit Palave. « Il est complètement drogué. »

« Tant mieux ! » fit Dvalime. « J’ignore ce qu’il aurait été capable de faire s’il avait été en état. Sûrement rien de bon.»

Dehors, les navettes de l’APC, voyant que le cargo se trouvait au sol sans bouger, étaient en train d’atterrir à leur tour dans le parc.

« Vite ! Dépêchez-vous avant que nous ayons les agents de l’APC sur le dos ! » ordonna Ilane, profitant de la situation pour focaliser ses pensées sur autre chose que sur la perte de Nadioska.

Ils parcoururent la dizaine de mètres qui les séparaient du cargo et y pénétrèrent alors que les agents débarquaient, armes aux poings. Avant que le sas du cargo ne se referme, Lomélys vit la porte du palais s’ouvrir et Elibohme sortir sur le perron du palais. Quelques secondes plus tard, le cargo décollait.

Elibohme le regarda partir, blanc comme un linge et bouillant de rage. Un filet de sang coulait de son front meurtri par sa chute sur les escaliers, et commençait à tacher le col de sa veste. Il jeta un coup d’œil aux agents de l’APC qui venaient tout juste de se rendre compte que le cargo s’envolait. Alors qu’ils revenaient en courant vers leur navette afin de décoller à leur tour, Elibohme serra si fort ses poings sous la colère qu’il s’ouvrit les paumes avec ses ongles.

« Sont-ils nés crétins, ou bien le font-ils exprès ? » pensa-t-il en serrant les dents.

Il revint vers l’intérieur du palais et observa le corps qui se trouvait au sol. C’était une femme, allongée sur le dos et dont les mèches de cheveux roux cachaient une partie de son visage. Elibohme se pencha et dégagea les cheveux d’un geste sec, puis il prit la femme par le menton pour mieux l’examiner. Des taches de rousseur parsemaient ses joues et son visage était d’une douceur presque enfantine.

Quelque chose se déchira alors dans l’esprit d’Elibohme. Il ferma les yeux et sentit son cœur se serrer. Un rire cristallin remonta de son passé et contre ses paupières fermées, l’image de sa cousine apparut. Elle était toujours souriante, heureuse… vivante ! Il pouvait la voir danser, courir, rire.