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Chroniques Syliannes Livre I - Chapitre 10 : Au secours de Djeid… et d’Iridryss, page 13

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Chroniques Syliannes Livre I

Chapitre 10 : Au secours de Djeid… et d’Iridryss - Page 13 sur 18

Il commença par détourner de l’argent pour son propre compte. La vente aux enchères des biens d’un pirate se révélait toujours l’occasion idéale pour cela. Puis il réunit un nombre important d’informations sur les Conglomérats grâce à l’énorme base de données de l’APC et également grâce aux confidences qu’il arrivait à glaner çà et là. Histoire de se faire les griffes, il s’exerça au chantage en s’attaquant, pour commencer, à quelques Conglomérats mineurs.

Le plus dur fut de faire libérer Nétona. Le bras droit de son père était incarcéré sur une planète prison et y pourrissait depuis vingt ans. Elibohme savait qu’il était toujours vivant, car il s’était servi de la base de données de l’APC pour faire ses recherches. Il avait utilisé son argent et ses relations pour organiser la fuite de Nétona. L’homme avait beaucoup souffert durant ces années et c’est avec un profond sentiment de reconnaissance qu’il jura allégeance au dernier des Lasdades.

C’est à partir de ce moment qu’Elibohme créa officiellement l’Ordre Nouveau. Il continuait à détourner de l’argent et à faire chanter les Conglomérats. Il s’attaquait maintenant directement à Kerm et aux autres grosses pointures. Il les força à racheter Ennoralck et bien qu’officiellement les Conglomérats possédaient la planète, des papiers secrets avaient été signés et désignaient Elibohme comme unique propriétaire.

L’argent fut également utilisé pour construire la première base secrète autour de la cinquième planète du système d’Ennoralck et acheter les services de quelques scientifiques peu scrupuleux.

Fouiller dans les dossiers de l’APC avait permis à Elibohme de découvrir qu’au sein de la Confédération, des savants exerçant dans différents domaines s’étaient réunis pour effectuer des recherches poussées dans des technologies jugées dangereuses et immorales par les règles d’éthique en vigueur. Bien qu’à l’époque leurs recherches restaient purement théoriques, le gouvernement de la Confédération avait chargé l’APC de garder un œil sur eux. L’aubaine était trop belle pour Elibohme, qui s’était empressé de contacter le groupe de scientifiques pour leur proposer un pont d’or, tout en leur promettant une protection efficace contre l’APC. Trop heureux de pouvoir enfin s’adonner à leurs recherches en toute tranquillité, les scientifiques avaient accepté.

Elibohme tenait à utiliser une technologie supérieure à celle qui existait dans le reste de la Confédération, car il savait que cela lui donnerait un avantage supplémentaire au moment où il commencerait à frapper ouvertement. Jusqu’à présent, cela avait donné de très bons résultats, largement supérieurs à ce qu’il avait espéré.