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Chroniques Syliannes Livre I - Chapitre 10 : Au secours de Djeid… et d’Iridryss, page 16

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Chroniques Syliannes Livre I

Chapitre 10 : Au secours de Djeid… et d’Iridryss - Page 16 sur 18

« Téléporte-toi sur Syl immédiatement. » ordonna Palave.

« Quoi ? Pourquoi ? » demanda Djeid en se passant une main sur ses côtes toujours aussi douloureuses.

« Ilane ne pourra pas feinter l’APC très longtemps. »

« Ilane ? » s’étonna Djeid. « Ce n’est pas Nade qui pilote ? »

« Non » répondit Palave en essayant de masquer le malaise qu’avait provoqué cette question.

Une salve de tirs vint ponctuer sa réponse et tout le flanc gauche du cargo se déchira comme s’il s’agissait d’une simple feuille de papier. Les systèmes de sécurité du cargo se mirent en marche de façon automatique et condamnèrent les pièces qui étaient en train de dépressuriser.

« Dépêchez-vous ! » ordonna Ilane.

« Mais Nade ? » insista Djeid.

« Elle n’est pas à bord ! S’il te plait, dépêche-toi ! »

Sans comprendre, Djeid s’exécuta et se téléporta dans le hall du palais du conseiller. Iridryss était là et un médecin avait déjà commencé à l’examiner. Djeid sortit rapidement du cercle et s’allongea à même le sol. Ses côtes le faisaient souffrir à chacune de ses respirations.

Palave et Lomélys se téléportèrent à d’autres endroits sur Syl, et Ilane fut le dernier à quitter le cargo. Il ordonna à l’ordinateur de bord de reprendre les commandes, puis se téléporta dans le palais du conseiller. Il ne sut pas que quelques secondes plus tard, un tir de l’APC atteignait les moteurs et réduisait le cargo en poussière.

Un médecin sylian était en train de soigner Djeid, et Ilane s’assit par terre à côté de son meilleur ami. Il ne savait pas comment lui annoncer la nouvelle. Il baissa les yeux au sol et prit le parti d’utiliser des mots simples et directs.

« Elle est morte » dit-il.

« Qui ? Qui est morte ? » demanda Djeid alors qu’une partie de lui-même se doutait déjà de la réponse.

« Nade est morte » répondit Ilane sans quitter le sol des yeux.

Toujours allongé par terre, Djeid secoua la tête avec énergie. Sa gorge se serra brusquement et il sentit un brusque étau lui enserrer la poitrine. Il savait que cela n’avait plus rien à voir avec ses côtes blessées. C’était bien plus douloureux et pendant quelques secondes, il refusa de croire à ce que venait de lui dire Ilane.