les mondes de Vlana

Chroniques Syliannes Livre I - Chapitre 10 : Au secours de Djeid… et d’Iridryss, page 17

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Chroniques Syliannes Livre I

Chapitre 10 : Au secours de Djeid… et d’Iridryss - Page 17 sur 18

Dans le Nahal, un étrange silence s’était fait. Djeid avait l’impression que des millions d’yeux s’étaient tournés vers lui et le regardaient avec compassion et tendresse.

« Je suis désolé » reprit Ilane. « C’est de ma faute. Je n’ai pas été assez rapide. J’aurais dû empêcher ce garde de tirer ! »

Il ferma les yeux et toujours connecté au Nahal, il se remémora toute la scène, partageant ainsi sa mémoire avec Djeid qui continuait de secouer la tête. Lorsque Ilane lui montra la mort de Nadioska, Djeid se déconnecta du Nahal et se prit la tête entre les mains, cachant son visage avec ses bras.

 - Non, murmura-t-il. Ce n’est pas possible.

Le médecin avait terminé de le soigner, mais l’étau qui l’enserrait était encore plus fort et il n’arrivait plus à respirer. Lorsqu’il sentit que ses poumons réclamaient de l’air de toute urgence, il fit une longue inspiration douloureuse, tandis que des larmes se formaient dans ses yeux.

Iridryss se pencha au-dessus de lui et voulut le prendre dans ses bras, mais il ne bougea pas. Toujours allongé par terre, les bras sur son visage, il se mit à pleurer sans bruit, une partie de lui refusant toujours la terrible vérité. Partageant la douleur de son meilleur ami, Iridryss ne put refluer plus longtemps ses larmes et se mit à pleurer à son tour, tout aussi silencieusement.

Une des portes s’ouvrit et Dvalime s’approcha sans bruit, tandis que le médecin s’éclipsait discrètement, laissant les trois sylians à leur souffrance.

 - C’est impossible, murmura de nouveau Djeid. C’est notre Céliane !

 - Peut-être que tout cela n’était après tout qu’une simple légende, dit Dvalime en s’agenouillant près de son fils.

 - Non ! dit Djeid d’une voix cassée. Non, ce n’est pas une légende.

Dvalime passa une main dans les cheveux de son fils qui écarta lentement les bras, dévoilant un visage mouillé et des yeux gonflés par les larmes. Il regarda son père et prit d’un élan incontrôlé, il se jeta dans ses bras.

 - Dis-le-moi, s’il te plait ! murmura Djeid en sanglotant. Dis-moi que ce n’est pas qu’une légende !

Dans le Nahal régnait un calme étrange. Tous les yeux des sylians connectés fixaient Djeid et un sentiment de profonde tristesse naquit, grossit et enveloppa toute la communauté.