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Chroniques Syliannes Livre I - Chapitre 10 : Au secours de Djeid… et d’Iridryss, page 2

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Chroniques Syliannes Livre I

Chapitre 10 : Au secours de Djeid… et d’Iridryss - Page 2 sur 18

Le contour de l’iris était d’un bleu soutenu, mais son centre était d’un étrange bleu très pâle, presque blanc, ce qui faisait d’autant plus ressortir le noir de la pupille. Quant au reste de son visage, il était d’une grande beauté. Ses traits étaient fins et délicats, et ses cheveux noirs bouclés, parfaitement bien coiffés, tombaient en cascade sur ses épaules.

« Il correspond à la description que nous avons trouvée d’Elibohme Lasdades dans les archives de la Confédération » affirma Dvalime. « Sauf pour ses yeux. Enfant, il avait les yeux entièrement bleu marine.»

Palave et Lomélys reportèrent leur attention sur les hommes qui venaient d’entrer. Le lieutenant Nétona se trouvait en tête dans son habituelle armure bleue et il était suivi de deux gardes qui portaient chacun sur l’épaule un corps immobile.

« Djeid et Iridryss ! Ce sont eux ! » signala Palave dans le Nahal, en reconnaissant aussitôt les deux silhouettes.

« Au moins nous savons où ils sont » dit Dvalime avec une légère pointe de soulagement. « Sont-ils vivants ? »

Les deux sylians scannèrent le groupe qui passa à seulement trois mètres d’eux.

« Je détecte des signes de vie chez eux. Ils semblent simplement inconscients » signala Palave.

« Tant mieux » dit Dvalime. « Il va à présent falloir trouver un moyen de les faire sortir d’ici. »

« Pour le moment, nous ne pouvons rien faire. Le mieux serait qu’ils se réveillent, ainsi ils pourraient se téléporter eux-mêmes. »

« Bien sûr » soupira Dvalime.

 - Déposez-les ici ! ordonna Elibohme en montrant le sol devant l’autel.

Les deux soldats laissèrent glisser les corps de Djeid et d’Iridryss de leur épaule et les jetèrent au sol sans ménagement.

 - Bien ! dit Elibohme en regardant avec satisfaction les deux prisonniers inconscients. Je vais m’occuper d’eux personnellement.

Il se retourna vers son lieutenant et prit un air dédaigneux.

 - Vous pouvez disposer Nétona. Je n’ai plus besoin de vos services !

Le lieutenant salua Elibohme et s’éloigna d’un pas rapide, comme s’il était bien heureux de quitter les lieux.

 - Vous deux, dit Elibohme en pointant les gardes du doigt. Vous restez ici. Si les prisonniers montrent quelques velléités, tuez-les sans hésiter !