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Chroniques Syliannes Livre I - Chapitre 10 : Au secours de Djeid… et d’Iridryss, page 6

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Chroniques Syliannes Livre I

Chapitre 10 : Au secours de Djeid… et d’Iridryss - Page 6 sur 18

« J’ai connu pire. »

« Vraiment ? Je n’en suis pas sûr ! Au fait ! Il faut que tu saches que Nade s’est mise en tête de venir te délivrer ! Nous sommes en route et je n’arrive pas à la raisonner. »

Malgré sa douleur et la gravité de la situation, Djeid ne put s’empêcher d’esquisser un sourire. Elibohme, stupéfait, le regarda avec incrédulité.

 - Qu’est-ce qui vous amuse ? demanda-t-il.

 - Oh, rien ! Juste une pensée qui me passait par la tête ! répondit Djeid en essayant de prendre sur lui.

 - Vous trouvez votre situation plaisante ? demanda Elibohme d’une voix soudainement mielleuse. Dites-moi à quoi pensez-vous en ce moment ?

 - Je pense que vous avez de sérieux problèmes et qu’il vous faudrait un bon médecin… pour la tête, ajouta-t-il en pointant un index contre sa tempe.

Elibohme se raidit brusquement, tout son corps tremblant de fureur. L’iris de ses yeux sembla devenir encore plus blanc, et s’il en avait été capable, il aurait foudroyé Djeid de son regard comme l’aurait fait la Déesse elle-même.

 - Tuez-le ! hurla-t-il à l’attention des deux gardes.

Ce fut le moment que Palave et Lomélys choisirent pour entrer en scène. Alors que les gardes prenaient leur arme à leur ceinture, les deux sylians bondirent de leur cachette et se jetèrent sur eux avant qu’ils n’aient eu le temps de tirer.

Surpris par cet évènement imprévu, Elibohme recula d’un pas en écarquillant les yeux. Tandis que ses deux amis se battaient avec les gardes, Djeid réunit toutes ses forces pour se lever à son tour. Grimaçant de douleur, il asséna un coup de poing féroce à Elibohme qui, sous le choc, tomba en arrière et se cogna le front contre les marches qui menaient à l’autel.

Le souffle coupé par la douleur, Djeid tomba à genoux, et pressa ses bras contre ses côtes, en se mordant les lèvres pour éviter de crier. A moins d’un mètre de lui, Elibohme était au sol et ne se relevait pas. Palave, qui avait assommé son garde, se précipita vers Djeid. Il posa une main sur le front de son compatriote pour évaluer son état physique.

« Tu as deux côtes cassées… et la drogue commence à faire son effet. » dit Palave en utilisant le Nahal.

« Je ne me sens plus capable de rester connecté » répondit faiblement Djeid.