les mondes de Vlana

Chroniques Syliannes Livre I - Chapitre 10 : Au secours de Djeid… et d’Iridryss, page 7

Textes en lecture en ligne > Chroniques Syliannes Livre I Chapitre 10 : Au secours de Djeid… et d’Iridryss, page 7 (à lire en ligne)

Chroniques Syliannes Livre I

Chapitre 10 : Au secours de Djeid… et d’Iridryss - Page 7 sur 18

 - Dans l’état où tu es, tu ne peux pas te téléporter et Iridryss est toujours inconsciente, affirma Palave à haute voix cette fois-ci.

Lomélys avait assommé l’autre garde et s’était approché d’Iridryss.

 - Nous allons sortir du palais, reprit Palave à voix haute sentant que Djeid s’était déconnecté du Nahal. Nadioska devrait arriver dans quelques minutes. Je vais t’aider à marcher et Lomélys va porter Iridryss.

Djeid fit un vague signe de tête. À présent, il se sentait entouré d’un brouillard cotonneux très désagréable ; le bon côté de la chose, c’est que la drogue calmait en partie la douleur qu’il ressentait dans la poitrine. Palave lui prit le bras et le passa par-dessus ses épaules. Tenant ainsi son ami, il commença à marcher vers la sortie.

Ils n’avaient fait que quelques pas lorsqu’ils entendirent un étrange bruit de glissement derrière eux. Pensant que les gardes ou Elibohme s’étaient relevés, ils se retournèrent et se préparèrent à combattre de nouveau. Mais aucun des trois hommes ne s’était relevé. Au lieu de cela, ils la virent, elle !

 - La Déesse, murmura Djeid d’une voix pâteuse. Elle est là. Je la vois.

 - Nous aussi ! répondit Palave en devenant brusquement blanc comme un linge.

La statue avait bougé. Elle était debout et les fixait de ses yeux laiteux.

« C’est impossible ! » dit Lomélys et sa réflexion fut reprise en cœur par tous les sylians connectés.

Maintenant la statue souriait, dévoilant une série terrifiante de dents pointues. Sa tête allait de droite à gauche, observant avec intérêt les quatre sylians devant elle. Fascinés, pendant plusieurs secondes, aucun d’eux ne bougea et ils se contentèrent de fixer la statue avec stupéfaction.

« Non, c’est impossible ! » reprit Lomélys, en secouant machinalement la tête pour essayer de reprendre ses esprits.

Refusant de croire à ce qu’il voyait, il décida de scanner la statue.

« Non ! Ne fais pas cela ! » lui crièrent plusieurs sylians. « Qui sait ce qu’elle est capable de te faire si tu la scannes ? »

Mais Lomélys ne les écouta pas et observa mentalement la statue sous tous ses angles. Ce qu’il découvrit créa chez lui une irrésistible envie de rire.

« Nous sommes stupides ! » s’exclama-t-il. « Il s’agit d’un mécanisme. Cette statue est un automate ! Elle était programmée pour se mettre à bouger. Elibohme a du déclencher une sorte de minuteur. Ils ont sûrement dû faire la même chose avec Djalhy pour lui faire croire que leur Déesse était réelle. »