les mondes de Vlana

Chroniques Syliannes Livre I - Chapitre 10 : Au secours de Djeid… et d’Iridryss, page 9

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Chroniques Syliannes Livre I

Chapitre 10 : Au secours de Djeid… et d’Iridryss - Page 9 sur 18

« Nous avons des soucis ici ! » signala Palave.

Ils avaient péniblement parcouru quelques couloirs, puis avaient fini par tomber sur plusieurs gardes de l’Ordre qui faisaient une ronde. Ils étaient à présent coincés au bout d’un passage, à quelques mètres seulement de la porte qui menait vers le parc.

« Nous allons avoir du mal à sortir » continua Palave. « Des gardes nous tirent dessus. Djeid est sous l’emprise de la drogue et Iridryss ne s’est toujours pas réveillée. »

« Ici aussi, on nous tire dessus ! » répondit Ilane en voyant quelques tirs d’énergie passer en frôlant le cargo.

Une autre navette était venue en renfort de la première et toutes deux tiraient allègrement sur le Vinestan. Nadioska, grâce à ses brusques changements de direction, réussissait à éviter les tirs. À présent, de là où ils étaient, ils pouvaient voir le palais et son parc qui se rapprochaient très rapidement.

 - Avez-vous l’intention de ralentir ? demanda Ilane sans dissimuler une certaine inquiétude.

 - Ne paniquez pas ! répondit Nadioska.

 - Oh ! Je ne panique pas ! Je demande, c’est tout ! dit-il en se crispant encore plus sur ses accoudoirs.

Nadioska ne ralentit qu’à quelques mètres du sol et le cargo percuta violemment le gazon du parc, glissant sur plusieurs centaines de mètres avant qu’un arbre ne l’arrête complètement, projetant les deux occupants contre la vitre du cockpit. Les deux navettes de l’APC passèrent au-dessus de leur tête et effectuèrent un large demi-tour.

 - Il faut les récupérer avant le retour des navettes, dit Nadioska en bondissant de son siège.

 - Eh ! Attendez ! Palave et Lomélys sont bloqués dans un couloir ! Des gardes leur tirent dessus… et nous, nous n’avons pas d’armes.

 - Ce n’est pas grave. On va faire diversion. Indiquez-moi où ils sont.

Ilane soupira et décida de ne plus protester. En courant, ils entrèrent dans le palais par la porte principale. Sur leur gauche, ils virent deux gardes de l’Ordre postés à l’encadrement d’un couloir vers le fond duquel ils concentraient leurs tirs.

Lorsque les gardes entendirent la porte d’entrée s’ouvrir derrière eux, leur première pensée fut que des renforts arrivaient pour les aider. Mais en se retournant, ils constatèrent avec surprise que les renforts en question n’étaient pas du tout ceux qu’ils espéraient.