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Chroniques Syliannes Livre I - Chapitre 11 : Un autre temps, page 13

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Chroniques Syliannes Livre I

Chapitre 11 : Un autre temps - Page 13 sur 23

Nadioska s’approcha et plissa des yeux pour mieux voir. Il s’agissait de la représentation d’une fleur aux pétales recourbés. Djeid avait agrémenté son dessin de différentes nuances de pourpre et la fleur semblait avoir des pétales de velours.

 - C’est très joli, murmura Nadioska.

 - C’est une Aulyvée. Le parfum que je porte est issu de cette fleur et ce dessin est également mon symbole parmi les fantômes sylians. Parfois, lorsque nous ne sommes pas capables de nous connecter au Nahal pour une quelconque raison, ou bien que nous voulons laisser une trace de notre passage pour un non sylian, nous laissons notre symbole quelque part. La personne à qui est destiné cet indice sait donc que tel ou tel fantôme est passé par là.

Il marqua une pause, puis reprit sur un ton beaucoup plus mystérieux.

 - Maintenant, à chaque fois que tu passeras dans ce couloir, tu penseras à moi en regardant ce mur !

Nadioska le regarda sans savoir que répondre. Pourquoi avait-il dit cela ? Elle avait l’impression qu’il y avait beaucoup de choses qui s’étaient passées durant ces six mois et n’en avoir aucun souvenir était de plus en plus frustrant.

 - Allez, viens, reprit Djeid. La passerelle est par là.

Ils reprirent leur marche à travers les couloirs, croisant de temps à autre quelques sylians qui devaient travailler à la construction du vaisseau.

 - Heu, au fait, reprit Nadioska. Tu ne m’as pas dit pourquoi l’Orédane était chaud.

 - C’est parce que c’est lui qui chauffe le vaisseau. Il sert à la fois de décor, de chauffage, de transmetteur d’informations et d’énergie, de capteur, de stockage de données, d’ordinateur … et voyons, quoi d’autre encore ?

 - Tout ça ? s’exclama Nadioska. Comment c’est possible ?

 - Nous modifions la matière au niveau moléculaire, ça rend beaucoup de choses possibles.

 - Vraiment ? Et vous faites ça uniquement avec vos cerveaux ? Sans machine ?

 - Nous sommes très forts, répliqua Djeid avec son habituel sourire ironique.

 - Pour une fois, je suis d’accord ! avoua Nadioska en observant le mur comme si elle en voyait un pour la première fois de sa vie.

Ils étaient arrivés à la passerelle. Nadioska, au cours de sa formation de pilote, avait eu l’occasion de voir quelques passerelles de commandement et elle s’attendait à trouver quelque chose d’équivalent à ce qu’elle connaissait déjà, mais bien sûr, les sylians ne faisaient jamais rien comme tout le monde.