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Chroniques Syliannes Livre I - Chapitre 11 : Un autre temps, page 15

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Chroniques Syliannes Livre I

Chapitre 11 : Un autre temps - Page 15 sur 23

 - C’est le vaisseau quand il sera fini, dit-elle d’une voix teintée d’admiration.

Elle se pencha en avant et d’une main, qui disparut un instant comme avalée par le vaisseau, elle balaya l’espace de l’hologramme.

 - C’est merveilleux, murmura-t-elle. Vous êtes arrivés à faire un hologramme si réaliste ! Nous, dans la Confédération, nous n’avons réussi qu’à mettre au point d’horribles représentations verdâtres.

 - Notre technologie n’est pas basée sur les mêmes schémas que les vôtres. Nous pensons différemment. Parfois le résultat est meilleur, parfois il est moins bon. Dans ce cas précis, nous sommes meilleurs que vous.

 - Il n’y a pas que dans ce domaine que vous êtes meilleurs, nota la jeune femme machinalement.

 - Merci pour ce compliment, répondit Djeid en effectuant une petite courbette comique.

Nadioska le regarda et fit une moue désapprobatrice.

 - Par contre, dans le domaine du fils du Conseiller, il y a quelques progrès à effectuer. Ce concept n’est pas encore au point.

 - Tu plaisantes ? s’offusqua Djeid. Je suis la perle de Syl ! Je suis ce qu’on fait de mieux ici !

 - Bah, voyons ! répondit Nadioska en levant les yeux au ciel. Qu’est-ce qu’il ne faut pas entendre !

Elle décida d’ignorer les vantardises de Djeid pour reporter son attention sur la représentation holographique de la cité volante. Avec sa forme de gros ballon aplati possédant à son sommet le dôme transparent de la passerelle, elle n’avait pas du tout l’allure d’un vaisseau habituel. Il était entièrement noir et Nadioska se dit que les sylians qui semblaient aimer rester discrets n’avaient pas choisi cette couleur par hasard.

 - Quand sera-t-il prêt ? demanda-t-elle.

 - Aucune idée, répondit Djeid en haussant les épaules. Ça n’a aucune importance de toute façon.

 - Vraiment ? s’exclama Nadioska. Mais vous n’avez pas pris de décisions sur la date de votre départ ?

 - Non, pourquoi ? Le temps n’a pas autant d’importance pour nous que pour vous. Peut-être allons-nous le terminer dans huit ou dix mois, peut-être dans vingt ou cinquante ans. Et alors ? Quelle importance ?

 - Mais… balbutia-t-elle. Si vous voulez partir ?