les mondes de Vlana

Chroniques Syliannes Livre I - Chapitre 11 : Un autre temps, page 17

Textes en lecture en ligne > Chroniques Syliannes Livre I Chapitre 11 : Un autre temps, page 17 (à lire en ligne)

Chroniques Syliannes Livre I

Chapitre 11 : Un autre temps - Page 17 sur 23

Il rouvrit les yeux et se tourna lentement vers Nadioska.

 - Nous n’aimons pas la violence, vois-tu. Nous avons créé un monde à notre image, calme, paisible, en occultant partiellement le fait qu’à l’extérieur, tout autour de nous, c’est un monde de violence qui existe.

Il soupira longuement.

 - Oh, bien sûr, nous sommes capables de nous battre. Même sans arme, nous ne sommes pas démunis… du moins quand il s’agit de combat au corps à corps. Mais si l’Ordre découvre Syl et s’il prépare une attaque à grande échelle, là nous ne pourrons rien faire. C’est pourquoi je demande à mes concitoyens de réagir au plus vite et de prendre des mesures plus radicales que celles que nous prenons d’habitude.

 - C’est-à-dire ? demanda timidement Nadioska.

 - Il faut assassiner le leader de l’Ordre Nouveau, affirma-t-il avec une pointe de dureté qui fit frissonner Nadioska.

 - Assassiner ? s’exclama-t-elle incrédule.

 - Oui, confirma-t-il. Monter une opération avec plusieurs fantômes et pour une fois… pour la première fois… ne pas hésiter à tuer froidement. Ce qui est tout à fait contraire à notre nature.

Djeid eut un rire désabusé.

 - Tu imagines les réactions au Nahal ? demanda-t-il.

 - Heu, non !

 - C’est encore Djeid qui fait des siennes ! s’exclama-t-il en faisant de grands gestes. Lui et ses méthodes extrémistes ! Il est incapable d’agir correctement ! Et je te passe les détails !

 - Tu crois franchement qu’éliminer le leader de l’Ordre Nouveau sera suffisant ?

 - C’est lui qui a créé ce mouvement et il en est le seul véritable chef. Tout gravite autour de lui. Ça devrait être suffisant… normalement.

 - Et si ce n’est pas le cas ? insista Nadioska timidement.

 - Alors, il faut partir d’ici au plus vite, car nous allons avoir de sérieux ennuis.

 - J’avais donc quand même un peu raison en disant que vous aviez, malgré tout, une échéance pour la construction de votre vaisseau.

 - Je crois que personne n’en a véritablement conscience sur Syl. Même moi, parfois, je l’oublie.

Djeid leva de nouveau la tête pour observer les étoiles qui luisaient sur le velours noir de l’espace.