les mondes de Vlana

Chroniques Syliannes Livre I - Chapitre 11 : Un autre temps, page 19

Textes en lecture en ligne > Chroniques Syliannes Livre I Chapitre 11 : Un autre temps, page 19 (à lire en ligne)

Chroniques Syliannes Livre I

Chapitre 11 : Un autre temps - Page 19 sur 23

 - Oui, plutôt, dit Nadioska désorientée. Mais au fait, pourquoi me parles-tu de ça ?

 - Notre destin, à nous sylians, est de partir, guidés par la Céliane.

 - Il leva une main et pointa du doigt un endroit dans l’espace au-dessus de leur tête.

 - C’est là que nous irons, dit-il.

 - Alors, vous n’avez pas de craintes à avoir ! Puisque vous devez partir et que cela est votre destin, vous allez le faire ! Suivant votre théorie, vous ne pouvez pas changer le destin.

 - Oui, répondit Djeid avec un léger sourire. Comme nous devions nous rencontrer tous les deux.

 - Vraiment ?

 - Oui. C’était à moi, le fils du Conseiller, de te conduire jusqu’à Syl. C’était ainsi que c’était censé arriver. Et c’est pourquoi mes concitoyens ont accepté que tu viennes sur Syl, parce que c’était moi qui en avais fait la demande.

 - Alors, en gros, vous avez volontairement accompli ce que certains avaient prévu. Mais imaginez que je ne sois pas la Céliane. Vous pourriez avoir fait quelque chose en pensant bien faire, mais en ne faisant pas réellement ce qu’il faut. Comme cet homme qui voulait éviter de mourir, mais qui du coup a provoqué sa propre mort !

 - Dans ce cas-là, ce serait notre première prédiction qui ne se réaliserait pas… et nous serions tous bloqués ici.

 - Mais, si jamais moi je ne suis pas la Céliane, elle est peut-être quelque part dans la Confédération.

 - Non, affirma Djeid. Je ne vois personne d’autre que toi.

 - Pourquoi donc ?

 - Parce que !

 - Superbe explication ! s’écria Nadioska sur un ton ironique.

 - Je n’ai pas tellement envie d’en parler, en fait, dit Djeid d’une voix mélancolique. Je te le dirai un jour, mais pas maintenant. Je ne me sens pas prêt pour ça.

 - Pas prêt pour quoi ? insista la jeune femme.

 - Pour certaines… révélations !

Djeid était maintenant perdu dans la contemplation du ciel étoilé et Nadioska, voyant qu’il n’avait plus envie de parler, s’enfonça dans le siège confortable dans lequel elle était assise. La douce lumière bleutée apaisante donnait envie de glisser doucement dans le sommeil.

Cette atmosphère paisible fut soudain brisée par des flashes de lumières qui apparurent brièvement sur le ciel étoilé. On aurait dit un très court feu d’artifice composé d’une trentaine d’explosions de lumière blanche. Djeid se raidit et plissa les yeux en fixant l’endroit où les lumières étaient apparues. Nadioska, intriguée, fit de même.