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Chroniques Syliannes Livre I - Chapitre 11 : Un autre temps, page 2

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Chroniques Syliannes Livre I

Chapitre 11 : Un autre temps - Page 2 sur 23

Un mouvement à côté d’elle attira son attention. Une forme était allongée dans le lit à sa droite. Un torse d’homme dépassait des draps et de longs cheveux noirs étaient éparpillés sur l’oreiller.

 - Djeid ? s’exclama Nadioska.

 - Quoi ? dit-il d’une voix endormie.

Nadioska sauta hors du lit et se précipita en courant vers la salle de bain. Comme un ouragan, elle ouvrit la penderie et prit la première robe qui lui tomba sous la main. Elle l’enfila rapidement, puis jeta un coup d’œil dans la chambre.

 - Qu’est-ce qu’il y a ? demanda Djeid en s’étirant.

 - Qu’est-ce que tu fais dans mon lit ?

 - Dans ton lit ? Comment ça, dans ton lit ?

 - Oui, dans MON lit ? insista-t-elle. Et puis qui m’a entièrement déshabillée ?

 - Mais qu’est-ce que tu racontes ? C’est moi, tu dois bien t’en souvenir, non ?

 - Non ! affirma-t-elle.

 - Oh Nade ! Tu es vexante ! dit Djeid en soupirant. Dans deux secondes, tu vas me dire que tu ne te souviens plus de cette nuit.

 - Pourquoi ? Que s’est-il passé cette nuit ?

 - Arrête de me faire marcher. Ce n’est pas drôle !

Djeid se leva du lit et Nadioska se tourna brusquement pour éviter de le regarder, car elle venait de se rendre compte que lui non plus ne portait aucun vêtement.

 - Mais qu’est-ce qui t’arrive ? demanda Djeid en arrivant dans la salle de bain.

Nadioska détourna les yeux et retourna dans la chambre pour s’éloigner de lui

 - Que s’est-il passé depuis que le garde m’a tirée dessus sur Ennoralck ? demanda-t-elle.

 - Plein de choses ! C’était il y a six mois !

 - Quoi ? s’exclama Nadioska en se retournant brusquement.

Djeid avait enfilé un pantalon et elle en fut soulagée, quoiqu’une partie d’elle ne pu s’empêcher malgré tout de ressentir une grande déception. Il la regarda bizarrement, comprenant que quelque chose n’allait pas.

 - Est-ce que tu peux m’expliquer ce qu’il se passe ? demanda-t-il en s’approchant d’elle.

 - Non, c’est plutôt à toi de m’expliquer ! répliqua-t-elle inquiète. La dernière chose dont je me souvienne, c’est qu’un garde de l’Ordre me tirait dessus.