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Chroniques Syliannes Livre I - Chapitre 11 : Un autre temps, page 20

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Chroniques Syliannes Livre I

Chapitre 11 : Un autre temps - Page 20 sur 23

 - On dirait l’arrivée d’une flotte de vaisseaux, constata-t-elle en scrutant le ciel redevenu noir.

 - Exact, sauf qu’aucune flotte de vaisseaux sylians n’est censée revenir sur Syl en ce moment, répliqua Djeid en fronçant les sourcils.

 - Tu crois que ces vaisseaux ne sont pas sylians ? insista Nadioska.

 - J’en suis absolument sûr !

Djeid se projeta en pensée vers les formes sombres qui approchaient à grande vitesse. Elles étaient encore trop loin pour qu’il soit en mesure de les distinguer correctement, mais elles lui rappelaient quelque chose qu’il avait déjà vu : les destroyers de l’Ordre.

Il sentit sa gorge se serrer : l’Ordre avait trouvé Syl. Comment avaient-ils fait, il n’en savait rien, mais visiblement ils n’avaient pas pris la décision d’attaquer une des planètes de la Confédération, c’était Syl qu’ils visaient. Quel bel entraînement pour eux ! Après tout, Syl n’existait pas officiellement ! Qui allait s’inquiéter de sa disparition ? Une poignée de confédérés dans le secret, et les permanents qui vivaient éparpillés dans toute la galaxie.

Pendant un instant encore, Djeid espéra que le camouflage de Syl serait suffisant pour les protéger tous, mais les destroyers avançaient en amorçant une légère décélération. C’est à ce moment qu’il comprit que leur système de camouflage avait été percé.

Djeid se connecta au Nahal et signala à ses concitoyens ce qu’il venait de voir, ainsi que ses premières conclusions.

« S’il s’agit de l’Ordre Nouveau, » dit Dvalime. « Alors, le pire est arrivé. Que tout le monde se mette immédiatement à l’abri. »

Une vague de panique telle que les sylians n’en avaient jamais connu parcourut tout le Nahal. La vague géante renversa les esprits et Djeid la sentit le traverser de part en part, le laissant paralysé de peur sur son siège, ses poumons refusant de prendre une nouvelle bouffée d’air, comme s’il était en apnée sous plusieurs mètres d’eau. Quand la vague eut reflué, il se leva d’un bond sous les yeux étonnés de Nadioska.

 - Viens, ordonna-t-il. Il faut aller se mettre à l’abri.

Elle le suivit sans poser de questions, comprenant en partie ce qui était en train de se passer. En courant, ils rejoignirent le téléporteur et se retrouvèrent rapidement dans les rues de Syl. Au-dessus de leur tête, de petits points noirs grossissaient à vue d’œil dans le ciel et Djeid prit Nadioska par la main pour l’entraîner vers le palais du Conseiller.