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Chroniques Syliannes Livre I - Chapitre 11 : Un autre temps, page 21

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Chroniques Syliannes Livre I

Chapitre 11 : Un autre temps - Page 21 sur 23

 - Qu’allez-vous faire maintenant ? demanda-t-elle alors qu’ils courraient tous les deux.

 - Nous n’en savons rien, répondit-il. Nous cacher pour nous protéger.

 - Vous cacher ? s’exclama-t-elle effarée en s’arrêtant brusquement de courir.

 - Nous n’avons pas d’armes, répondit Djeid en s’arrêtant à son tour. Que veux-tu que l’on fasse ? Que l’on se batte à mains nues contre des destroyers ?

 - Comment avez-vous pu laisser les choses en arriver là ? continua-t-elle complètement effarée par la tournure que prenaient les événements.

 - Ce n’est pas le moment d’en discuter, dit-il en jetant un coup d’œil nerveux vers le ciel.

Les destroyers étaient restés en orbite haute, mais des chasseurs avaient été lancés. Tel un essaim d’insectes, ils fonçaient sur Syl en de monstrueuses masses sombres et menaçantes. Une énorme explosion se produisit dans le ciel et une boule de feu se forma et grossit jusqu’à embraser une partie du zénith.

 - Notre Vak'Niel vient d’être détruit, murmura Djeid. C’est bien l’Ordre qui nous attaque.

Les chasseurs étaient maintenant suffisamment proches pour commencer à lâcher leurs salves de tirs. Djeid poussa Nadioska sous un porche pour la mettre à l’abri. Des cris de terreurs retentirent autour d’eux et dans le Nahal, et Djeid se crispa en sentant ces cris résonner dans tout son être.

Nadioska, protégée en partie par le porche d’un bâtiment, regarda autour d’elle avec horreur. Les chasseurs survolaient les rues et tiraient sur toutes les cibles mouvantes qui passaient à leur portée, tandis que d’énormes salves d’énergie provenaient des destroyers en orbite et frappaient les constructions, ne laissant que des cratères noirâtres et des débris pulvérisés.

À côté d’elle, Djeid se plaqua convulsivement les mains contre les oreilles. Les cris continuaient dans le Nahal, mais ils étaient maintenant submergés par la douleur des sylians touchés par les tirs. Certains étaient en train d’agoniser, d’autres étaient déjà morts. Djeid se força à rester connecté au Nahal.