les mondes de Vlana

Chroniques Syliannes Livre I - Chapitre 11 : Un autre temps, page 3

Textes en lecture en ligne > Chroniques Syliannes Livre I Chapitre 11 : Un autre temps, page 3 (à lire en ligne)

Chroniques Syliannes Livre I

Chapitre 11 : Un autre temps - Page 3 sur 23

 - Tu veux dire que tu as un trou de mémoire de six mois ? s’exclama-t-il.

 - Il semblerait.

 - Mais pourtant hier, tu n’avais aucun problème ! dit-il en fronçant les sourcils. C’est venu comme ça ? Pendant la nuit ?

Nadioska haussa les épaules en signe d’incompréhension. Pendant quelques secondes, il la regarda d’un air perplexe. Le faisait-elle marcher ou bien son amnésie était-elle bien réelle ? Devant le visage profondément perplexe de Nadioska, il dut avouer qu’elle ne pouvait pas mentir. D’ailleurs, pourquoi ferait-elle une telle chose ? Ça n’avait aucun sens.

 - Viens, dit Djeid au bout d’un moment. On va manger et nous allons en discuter dans le Nahal, avec les médecins.

 - Heu, tu es… torse nu, dit Nadioska en le pointant du doigt.

 - Pas grave, répliqua-t-il en haussant les épaules.

Il revint tout de même vers la salle de bain et enfila une grande chemise blanche qu’il laissa tomber négligemment par-dessus son pantalon.

 - Tu vas te connecter au Nahal, dit-il en ouvrant la porte qui donnait sur le couloir, et les médecins vont…

 - Je ne suis pas capable de me connecter à votre Nahal ! répliqua Nadioska en sortant de la chambre.

 - Zut ! dit-il en grimaçant. Si ! Tu peux le faire maintenant, mais visiblement, ça aussi tu l’as oublié !

 - Je peux me connecter à votre Nahal ? s’exclama-t-elle en s’arrêtant de marcher.

Djeid acquiesça et poussa gentiment la jeune femme dans le couloir. Tandis qu’ils marchaient, il décida de lui faire un bref résumé des événements, espérant ainsi lui raviver la mémoire.

 - Lorsque le garde t’a tiré dessus, en fait, tu es… morte, dit-il d’une voix qui s’étrangla brusquement.

 - Je suis… morte ? demanda-t-elle comprenant de moins en moins la situation.

 - Plus maintenant, dit-il en esquissant un sourire.

 - Vous m’avez ramenée à la vie ? reprit-elle éberluée.

 - Non. Nous n’en sommes pas capables.

 - Mais alors ?

 - C’est l’Ordre qui l’a fait.

 - Pourquoi ? s’étonna Nadioska.

 - Nous n’en savons rien, dit Djeid en haussant les épaules. Nos fantômes ont appris que l’Ordre t’avait récupérée et t’avait passée dans leur espèce de cuve bizarre. On avait déjà remarqué qu’ils avaient ramené leur lieutenant Nétona à la vie et on suppose que c’est de cette façon. On a donc décidé d’aller te récupérer. Finalement, ça a été beaucoup plus simple que prévu.