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Chroniques Syliannes Livre I - Chapitre 11 : Un autre temps, page 5

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Chroniques Syliannes Livre I

Chapitre 11 : Un autre temps - Page 5 sur 23

Djeid s’approcha de la table et prit des fruits, une part d’une étrange galette jaune et un verre d’une boisson couleur crème. Comme Nadioska n’avait aucune idée de ce que tout cela pouvait être, elle prit la même chose que lui. Ensuite, ils s’installèrent à une table et commencèrent à manger.

 - Alors ? demanda-t-elle. Explique-moi ce qui s’est passé !

 - Une fois que nous t’avons récupérée, nous nous sommes rendu compte que tu étais… différente, dit-il.

 - Différente ?

 - Oui, tu savais certaines choses que tu n’aurais pas du savoir. Tu sentais les choses… je veux dire, tu avais comme une sorte de sixième sens ultra développé. Nous t’avons donc enseigné les bases de notre savoir et notamment, nous t’avons appris à te connecter au Nahal.

 - Je ne me souviens de rien, dit-elle avec tristesse.

 - Ce n’est peut-être que passager. Nathac, le médecin que tu connais, va passer pour t’examiner. J’ai prévenu l’ensemble des sylians de ce qui t’arrive. Certains pensent qu’il doit s’agir d’une sorte de contrecoup de la cuve de l’Ordre. On ne sait pas comment elle fonctionne. Il y a peut-être d’autres effets secondaires à longue échéance.

 - C’est très rassurant, dit Nadioska en faisant une moue presque enfantine.

Djeid l’observa pendant plusieurs secondes avec un sérieux qu’elle ne lui connaissait pas. Gênée, elle baissa les yeux vers la table, tandis qu’il posait lentement le bout de tarte qu’il était en train de manger. Avec beaucoup de tendresse, il posa sa main sur celle de Nadioska, qui sentit brusquement son cœur bondir dans sa poitrine.

 - Ne t’inquiète pas, dit-il d’une voix douce. Je ne laisserai jamais rien de grave t’arriver.

Surprise, mais ravie par cette phrase, Nadioska releva les yeux, et incapable de dire quoi que ce soit, elle se contenta de répondre par un sourire gêné, alors que ses joues commençaient à rosir.

 - J’imagine que tu ne sais pas non plus ce qu’il s’est passé entre nous depuis six mois, dit Djeid.

 - Ce matin, j’ai eu quelques indices, répondit-elle de plus en plus embarrassée, ses joues passant maintenant à un rouge soutenu.

Djeid sourit, puis comme il savait si bien le faire, il feinta un énorme soupir théâtral.

 - Dire qu’il va falloir que je recommence à te faire la cour ! Je sens que ça va m’user ! dit-il en passant le dos de sa main sur le front.