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Chroniques Syliannes Livre I - Chapitre 11 : Un autre temps, page 7

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Chroniques Syliannes Livre I

Chapitre 11 : Un autre temps - Page 7 sur 23

 - Non, affirma Djeid. Quand on visualise l’endroit, on sent la présence des autres personnes qui veulent se téléporter en même temps. Comme des sortes de champs magnétiques qui se repoussent. Et là, à ton avis, que fait-on ?

 - Heu, je ne sais pas, répondit-elle avec un haussement d’épaules.

 - Nous communiquons à travers le Nahal !

 - Évidemment ! s’exclama Nadioska. Suis-je bête !

 - Nous décidons qui passe en premier et qui passe après ! dit Djeid en faisant un clin d'œil.

 - Eh oui ! C’est encore un coup du Nahal ! dit-elle un sourire en coin. J’aurais dû y penser ! Y a-t-il des choses que vous faites sans le Nahal ? Ça vous arrive des fois ?

 - C’est très rare, avoua Djeid amusé.

Un autre homme venait d’apparaître au sein du kiosque et Nadioska reconnut le médecin sylian qui l’avait déjà soigné. Cette fois-ci, ses vêtements étaient plus sobres, mais sa coiffure était toujours aussi désordonnée. Il s’approcha de Nadioska et la regarda pendant plusieurs secondes sans parler. Ne sachant quelle attitude à adopter, la jeune femme posa sur la table ce qu’elle était en train de manger et attendit.

 - Hum ! finit par dire Nathac. Voici un cas d’amnésie assez étrange.

Il s’assit à côté d’elle sur le banc et posa une main sur le front de Nadioska. Il resta ainsi pendant quelques minutes, fronçant de plus en plus les sourcils et plissant les yeux.

 - Étrange, dit-il de nouveau en retirant sa main. Je n’avais jamais vu ça avant.

Nadioska regarda Djeid en l’interrogeant du regard, pendant que Nathac se grattait la tête, ajoutant un désordre supplémentaire à sa coiffure à l’ordonnancement déjà très douteux.

 - Vous dites que vous ne vous souvenez de rien de ces six derniers mois ? demanda-t-il.

 - Rien du tout. J’ai l’impression que c’était hier qu’on m’a blessée, répondit-elle.

 - Tuée, vous voulez dire. Vous étiez morte !

Se rendant compte pour la première fois de l’étrangeté de la situation, Nadioska sentit sa gorge se serrer et le rose de ses joues disparut brusquement pour faire place à une blancheur inhabituelle.

 - Pourtant, votre cerveau n’a aucun problème, enchaîna Nathac. Pas de traumatisme, pas de synapses ou de neurones défectueux. Ce n’est pas une amnésie.