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Chroniques Syliannes Livre I - Chapitre 12 : Résurrection, page 10

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Chroniques Syliannes Livre I

Chapitre 12 : Résurrection - Page 10 sur 17

Des gens bougeaient autour d’elle. Elle sentit quelqu’un lui prendre les pieds et un autre lui prendre les épaules. On la souleva et on la posa sur quelque chose de plat et de froid.

 - Vous pouvez l’interroger Seigneur, dit une voix d’homme non loin d’elle.

Elle rouvrit péniblement les yeux. Elle se trouvait dans une pièce entièrement blanche et des silhouettes floues bougeaient autour d’elle. Elle avait du mal à garder les yeux ouverts et à voir quelque chose de net, comme si elle était entourée d’un brouillard cotonneux.

Une silhouette s’approcha tout près et elle tourna légèrement la tête pour mieux le voir.

 - Comment vous sentez-vous ? dit l’homme d’une voix qui n’avait rien de compatissante.

Nadioska ouvrit la bouche avec difficulté. Elle avait l’impression que sa mâchoire ne répondait plus à ses ordres et que sa langue refusait de bouger.

 - Mal, réussit-elle à dire.

 - C’est normal, dit l’homme sur un ton maniéré. Vous étiez morte, voyez-vous. Mais vous voici revenue à la vie à présent. Grâce à moi !

Nadioska cligna des yeux pour essayer de dissiper le brouillard. Un flou persistait, mais à présent, elle pouvait mieux voir l’homme. Il était très séduisant avec un visage fin et des cheveux bouclés d’un beau noir brillant. Il portait un vêtement bleu de grande qualité, orné de décorations en fils d’or. Le seul détail dérangeant dans tout cela, c’était ses yeux. L’iris était d’un bleu très pâle, presque blanc, entouré d’un cercle plus foncé couleur marine.

Il tendit la main vers les cheveux de Nadioska et en prit une mèche entre le pouce et l’index.

 - Ma cousine avait à peu près la même couleur de cheveux que vous, dit-il sur un ton rêveur.

Il laissa retomber la mèche et son regard se fit plus dur.

 - Mais à présent, elle est morte, continua-t-il. Elle a été tuée par la Confédération. Cette chère Confédération, si tendre et douce avec ses sujets !

Une grimace vint déformer ses traits et pendant un instant, son visage ne conserva plus aucune trace de beauté. Il fixa Nadioska et prit un air hautain.

 - Qui êtes-vous ? demanda-t-il.

 - Je m’appelle Nadioska Flomantène. J’appartiens à la caste des Petits Marchands. Mon cargo est le Vinestan et j’étais sur Kaxido lors des attentats.