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Chroniques Syliannes Livre I - Chapitre 12 : Résurrection, page 12

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Chroniques Syliannes Livre I

Chapitre 12 : Résurrection - Page 12 sur 17

 - Je l’ignore.

Elibohme fronça les sourcils, visiblement insatisfait de la réponse.

 - Vous l’ignorez ? insista-t-il.

 - Ils ne me l’ont pas dit. Je sais juste que leur planète est aussi bien cachée que toutes leurs bases. Impossible à détecter dans l’astrocarte par les moyens technologiques de la Confédération.

Elibohme émit un petit rire et Nadioska sentit un frisson lui parcourir l’échine. La réaction de l’homme n’augurait rien de bon.

 - Et vous dites qu’ils ne possèdent aucune arme ? demanda Elibohme avec un sourire en coin.

 - Absolument aucune. Si quelqu’un attaque leur planète, ils ne pourront pas se défendre.

Le sourire d’Elibohme s’agrandit encore plus et cette fois, Nadioska eut réellement peur. Elle se rendait compte de la gravité de tout ce qu’elle venait de dire, mais quelque chose la forçait à parler. Elle avait probablement été droguée, ou bien il s’agissait d’un contrecoup de son retour à la vie. Elle n’en savait rien et elle refusait d’y réfléchir, car elle commençait à avoir terriblement mal à la tête.

Elibohme fit signe à un des hommes qui étaient avec eux dans la pièce.

 - Poursuivez votre travail, dit-il avant de quitter la pièce sans jeter d’autre coup d’œil à Nadioska.

L’homme s’approcha de la jeune femme et elle sentit une brusque douleur dans le bras droit, puis tout s’estompa autour d’elle et elle tomba de nouveau dans un gouffre noir et sans fond.

Quand elle rouvrit les yeux, elle constata qu’elle était assise dans la salle du palais du Conseiller. À travers les baies vitrées, elle vit que le soleil s’était presque couché sur Syl. À côté d’elle, Djeid était là et la maintenait assise sur sa chaise. Sa tête lui tournait tellement qu’elle avait l’impression qu’elle pouvait tomber à tout moment.

Nathac avait retiré sa main de son front et la regardait d’un air triste. C’était d’ailleurs le sentiment général qui régnait dans la pièce. Nadioska regarda les sylians un à un et constata qu’ils ne montraient ni colère, ni ressentiment à son sujet. Pourtant, elle-même se sentait si coupable qu’elle aurait compris qu’ils réagissent autrement. Elle aurait même trouvé cela normal.

Des larmes se formèrent d’elles-mêmes dans ses yeux et coulèrent lentement sur ses joues.

 - Je suis désolée, murmura-t-elle. Depuis le début, tout est de ma faute.