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Chroniques Syliannes Livre I - Chapitre 12 : Résurrection, page 6

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Chroniques Syliannes Livre I

Chapitre 12 : Résurrection - Page 6 sur 17

Voyant que les trois sylians la regardaient comme si elle était devenue complètement folle, elle se força à se calmer et reprit d’une voix un peu plus normale.

 - Vak’Niel signifie « celui qui fait de grands pas », n’est-ce pas ?

Djeid approuva d’un signe de tête, mais en gardant un air tout à fait dubitatif.

 - Bien, reprit Nadioska. Ça ne vous étonne pas que je sois au courant de ça ? Dis-moi Djeid, quand m’as-tu parlé du Vak’Niel ?

Il se mit à réfléchir et dut avouer que la réponse ne lui plaisait pas.

 - Jamais, répondit-il. Je ne t’ai jamais parlé de ça.

 - Comme tu ne m’as jamais dit que l’Aulyvée était ton symbole parmi les fantômes. Comme tu ne m’as jamais dit que Nahal signifiait réservoir dans votre langue. Comme tu ne m’as jamais dit que ta mère était morte à ta naissance.

Djeid se figea sur place. Comment pouvait-elle savoir tout ça ?

« La cuve a définitivement des effets secondaires, » dit un des sylians connectés.

« A-t-elle acquis des dons de double vue ? »

« Peut-être a-t-elle vu l’avenir comme elle l’a suggéré elle-même en reprenant conscience. »

« Avec autant de détails ? »

« Personne n’a jamais réussi à voir l’avenir de cette façon. »

« Nous ne connaissons personne, à part elle, à être morte puis revenir à la vie. Il est difficile de comparer quoi que ce soit dans ce cas. »

« Elle a dit qu’elle pouvait se connecter au Nahal. Pourrait-elle essayer maintenant ? »

Djeid décida de poser à voix haute la dernière question qu’il avait entendue. Nadioska s’assit sur un des sièges et se prit la tête entre les mains pour mieux se concentrer. Elle essaya de se souvenir des sensations qu’elle avait ressenties, de la porte qui s’était ouverte dans sa tête et qui lui avait montré ce nouveau monde étrange qu’était le Nahal.

Au bout de quelques minutes d’intense concentration sans résultat, elle s’avoua vaincue. Elle se sentait fatiguée physiquement et nerveusement.

« Chaque chose en son temps, » dit Dvalime en observant les traits tirés de la jeune femme par l’intermédiaire des yeux de son fils. « Cela ne fait que quelques heures qu’elle est sortie de cette cuve. Dans l’immédiat, elle a avant tout besoin de repos. »