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Chroniques Syliannes Livre I - Chapitre 12 : Résurrection, page 7

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Chroniques Syliannes Livre I

Chapitre 12 : Résurrection - Page 7 sur 17

À présent Nadioska se sentait déprimée. Malgré tout ce qu’elle avait dit, ses amis sylians ne semblaient pas la croire. Pire, elle avait l’impression qu’ils la prenaient pour une folle. Incapable de prouver ses dires, elle resta assise dans son coin, sans parler, tout le reste du voyage.

Djeid essaya de la réconforter à plusieurs reprises, mais sans aucun succès. Il devait lui-même avouer qu’il restait dubitatif, malgré les informations que Nadioska possédait et qu’elle n’était pas censée connaître. Dans le Nahal, cela avait engendré une discussion animée et depuis les révélations étonnantes de Nadioska, le Nahal bouillonnait sans cesse, chaque sylian y allant de sa propre théorie ou interprétation.

Lorsque, quelques heures plus tard, la navette arriva sur Syl, on demanda à Nadioska de bien vouloir se laisser examiner par un médecin. On la conduisit dans une des salles de réunion du palais du Conseiller, où une dizaine de sylians attendaient en compagnie de Dvalime.

La grande salle possédait une immense baie vitrée qui laissait entrer la lumière dorée d’une belle fin de journée sur Syl. Il n’y avait aucun mobilier à part une quinzaine de sièges disposés en cercle au centre de la salle. On fit signe à Nadioska de s’asseoir et Nathac qui était également là s’approcha d’elle pour l’examiner.

 - Je sais ce que vous allez trouver, dit-elle d’une voix lasse alors que Nathac posait une main sur son front.

 - Et que vais-je trouver ? demanda le médecin aux cheveux hirsutes.

 - Rien, soupira-t-elle. Absolument rien. Vous allez dire que tout va bien, que je n’ai aucune séquelle, que vous ne comprenez pas ce qui se passe et que vous avez besoin de discuter avec vos collègues.

Au bout de quelques minutes, Nathac enleva sa main et regarda l’assemblé de sylians d’un air dubitatif. Il ne prononça aucun mot, mais Nadioska savait qu’il communiquait avec eux à travers le Nahal. Dvalime se tourna vers elle et prit la parole.

 - Vous aviez raison, avoua-t-il. Vous n’avez aucune séquelle physique de votre décès et de votre retour à la vie. Nous sommes très perturbés par ce qui vous arrive et nous avons besoin d’y voir un peu plus clair. Pourriez-vous nous raconter exactement tout ce dont vous vous souvenez depuis Ennoralck ? Racontez-nous tout, même des détails qui ne semblent pas avoir de la valeur pour vous.

Nadioska s’enfonça dans son siège et ferma les yeux pendant un instant.