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Chroniques Syliannes Livre I - Chapitre 13 : Un nouveau départ, page 10

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Chroniques Syliannes Livre I

Chapitre 13 : Un nouveau départ - Page 10 sur 19

 - Pourrais-je me rendre utile à quelque chose ? demanda-t-elle presque suppliante. J’ai l’impression d’être un poids mort et en plus, j’ai horreur de perdre mon temps à ne rien faire.

 - Eh bien, réfléchit Dvalime. Peut-être pourriez-vous intégrer une des équipes. Nous avons récemment commencé à déménager une partie de nos œuvres d’art…

 - Vous n’avez pas fini le vaisseau, mais vous vous occupez de vos œuvres d’art ? s’exclama-t-elle.

 - Nous avons des priorités différentes de la Confédération, répondit-il avec un léger sourire. Pour nous, il est dur de vivre sans art.

 - Et sans oxygène ? Vous pourriez vivre ? demanda Nadioska sur un ton un peu plus agressif qu’elle ne l’aurait souhaité.

 - Bien sûr que non, répondit Dvalime avec calme. Disons que l’art est l’oxygène de nos esprits.

 - Je suis désolée, mais j’ai un peu de mal à comprendre, insista-t-elle. En tant que Petite Marchande, à chaque fois que j’atterrissais sur une planète, je m’occupais dans un premier temps de faire le plein en énergie et en nourriture, et après, et seulement après, il m’arrivait de m’acheter un livre.

 - Comme je vous le disais, nous avons des priorités différentes.

Nadioska soupira.

 - Soit ! admit-elle finalement. Et quel travail avez-vous à me confier ?

 - Intégrez une de nos équipes de déménagement. Nous avons de nombreux téléporteurs sur le Vak’Niel. Cela ne vous posera donc aucun problème.

C’est ainsi que quelques heures plus tard, elle se retrouva admise au sein d’une équipe sylianne spécialisée dans les transports d’œuvres d’art. Une sylianne, à la peau mate et aux étranges cheveux violets en bataille, se porta volontaire pour travailler en binôme avec elle. Elle s’appelait Filanne et était particulièrement bavarde ce qui étonna Nadioska.

À chaque fois qu’elle devait transporter tableaux ou petites sculptures, Filanne lui apprenait l’origine de l’œuvre, quel était l’artiste qui l’avait fait, sa date de création et toute son histoire, officielle ou non, en agrémentant son récit d’anecdotes diverses et variées.

À la fin de la première journée, alors qu’ils revenaient vers le palais, Nadioska avoua à Djeid que même si elle trouvait Filanne fort sympathique, elle n’en était pas moins très fatigante, voire quelque peu soûlante, ce qui provoqua un grand éclat de rire chez Djeid.