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Chroniques Syliannes Livre I - Chapitre 13 : Un nouveau départ, page 12

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Chroniques Syliannes Livre I

Chapitre 13 : Un nouveau départ - Page 12 sur 19

 - Syl va me manquer, dit-elle tristement. Et pourtant, je n’y vis que depuis quelques mois. J’imagine que pour vous, ce doit être…

 - Très dur, affirma Djeid. Surtout que nous allons devoir laisser tant de choses derrière nous. Mais c’est ça ou mourir. Nous n’avons pas le choix.

Elle rangea ses affaires dans un sac qu’elle avait mis de côté quelques jours plus tôt, puis ils sortirent de la chambre. Avant de partir, Nadioska se retourna et balaya la pièce du regard. Elle voulait que ce souvenir reste gravé à tout jamais dans son esprit.

Djeid la prit par le bras pour l’obliger à avancer et tous deux longèrent les couloirs silencieusement, Nadioska admirant une dernière fois l’architecture du palais du Conseiller, tandis que Djeid préférait ne pas réaliser qu’il ne reverrait plus jamais cette demeure qui avait toujours été la sienne.

Dehors, le soleil ne s’était pas encore totalement levé et la fraîcheur matinale fit frissonner Nadioska. Elle fut surprise en constatant l’activité bouillonnante qui régnait dans les rues. Ces derniers mois, elle avait pris l’habitude de voir Syl complètement déserte et ce matin, des milliers de sylians marchaient rapidement, les bras chargés d’objets divers.

 - Où vont-ils tous ? demanda-t-elle.

 - Ils prennent leurs dernières affaires avant d’embarquer, répondit Djeid. Ceux qui ne peuvent pas se téléporter seuls vont vers les téléporteurs mécaniques. C’est la première fois de ma vie que je vois des sylians faire la queue pour se téléporter.

Ils arrivèrent en vue du téléporteur où effectivement, de nombreux sylians attendaient leur tour de passer. Il y avait principalement des enfants et des adolescents accompagnés par un ou deux de leurs parents. Ils portaient tous de nombreux sacs remplis de vêtements ou de bibelots.

Djeid et Nadioska se placèrent dans la file d’attente. Pendant qu’elle patientait, elle jeta un coup d’œil aux alentours. Non loin, une jeune sylianne était assise par terre et pleurait en silence. À côté d’elle, un homme essayait de la réconforter.

Une pointe de culpabilité remonta en flèche chez Nadioska et lui transperça le cœur. Incapable de continuer à regarder la sylianne, elle détourna le regard et essaya de se convaincre qu’elle n’était pas responsable de tout ce qui était en train de se passer.

Le vent s’était levé et soufflait maintenant plus fort qu’à l’accoutumée. Elle leva machinalement les yeux vers le ciel et vit que de gros nuages noirs étaient en train de s’amonceler.