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Chroniques Syliannes Livre I - Chapitre 13 : Un nouveau départ, page 14

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Chroniques Syliannes Livre I

Chapitre 13 : Un nouveau départ - Page 14 sur 19

Nadioska réfléchit et se repassa mentalement l’étrange rêve, si cela en était bien un, qu’elle avait fait dans la cuve au liquide verdâtre de l’Ordre Nouveau. Le soleil était déjà levé lorsqu’elle était sortie pour prendre son petit déjeuner avec Djeid dans le parc. Tous deux avaient pris leur temps pour manger, puis il y avait eu la visite du Vak’Niel, mais qui avait été assez rapide.

 - Ils avaient du arriver vers 11h00, conclut-elle.

 - Dans ce cas, nous avons un peu de battement, dit Djeid légèrement rassuré.

Ils avaient traversé la totalité de la passerelle et se trouvaient devant une table où personne n’avait encore pris place.

 - Installe-toi ici, dit Djeid, je reviens dans pas très longtemps.

 - Attends ! Dis-moi donc ce que je fais ici, lui demanda-t-elle toujours à voix basse. Je ne vous suis d’aucune utilité sur cette passerelle.

 - Nous t’avons attribué une place d’honneur, répondit-il avec un sourire en coin. Tu as bien mérité d’être au premier rang pour assister à notre grand départ.

 - Heu, merci, murmura-t-elle un peu gênée.

Djeid disparut brusquement et Nadioska prit place sur l’un des cinq sièges vides en jetant un coup d’œil curieux autour d’elle. Les sylians qui étaient assis avaient leurs deux mains posées sur les tables et les yeux fermés, ils semblaient en pleine concentration.

Nadioska s’enfonça dans son siège et leva les yeux vers le dôme à travers duquel elle pouvait admirer le ciel étoilé. Au bout de quelques minutes, le silence de l’endroit, la faible lumière bleutée et le confortable siège dans lequel elle était assise eut bientôt sur elle un effet plus qu’apaisant. En fait, elle finit par glisser progressivement dans le sommeil.

Le rêve qu’elle fit à ce moment-là fut étrangement clair et différent des autres rêves. Elle se trouvait sur une curieuse planète et quelque chose en elle savait que cet endroit était bien loin d’ici. Une immense ville recouvrait une partie de sa surface. Elle était faite de gigantesques bâtiments de verre qui grimpaient vers le ciel. Des structures métalliques argentées soutenaient les édifices et les reliaient entre eux, créant d’immenses ponts à des centaines de mètres au-dessus du sol. Tout le reste n’était que verre et l’on pouvait voir sans obstruction l’intérieur de chaque bâtiment.