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Chroniques Syliannes Livre I - Chapitre 13 : Un nouveau départ (page 15)

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Chroniques Syliannes Livre I

Chapitre 13 : Un nouveau départ - Page 15 sur 19

Partout, des milliers d’humains s’affairaient tels des fourmis laborieuses. Ils étaient tous habillés dans une étrange combinaison grise sans aucun signe distinctif. Dans son rêve, Nadioska ressentit une sorte de trouble en regardant tous ces gens. Cette planète était si exotique, si étrange, et même si la ville de verre était d’une beauté à couper le souffle, il régnait ici une atmosphère étouffante. Elle comprit bientôt que cela venait du fait que personne ici n’avait d’intimité. Mener sa vie au vu et au su de tout le monde devait être difficile à supporter, mais cela ne semblait pas contrarier les habitants de ce monde, habitués à vivre dans leurs maisons transparentes.

Sans aucune transition, le rêve bascula et Nadioska se retrouva brusquement dans une grande bibliothèque au style ancien. Le sol et les murs étaient recouverts de bois sombre et précieux, et les étagères où étaient rangés une multitude de livres étaient eux aussi fait du même bois. Quant au plafond, il était décoré de peintures, de dorures et de frises.

L’endroit était immense et des centaines de personnes allaient et venaient, prenant des livres et s’asseyant pour les lire. Bizarrement, Nadioska ne se tenait pas au niveau du sol. Elle était debout sur un étrange pont fait de cordes tressées blanches, très proche du plafond, bien au-dessus des gens qui passaient au-dessous sans noter sa présence.

Le pont traversait la bibliothèque et elle savait qu’elle devait l’utiliser pour aller de l’autre côté de la pièce, où quelque part là-bas, il y avait la raison de sa présence ici. Elle commença à marcher sur les cordes tressées qui formaient le pont. Certaines étaient mal attachées, d’autres étaient coupées laissant de grands trous béants, mais à sa grande surprise, Nadioska continuait à progresser sans que cela ne la gêne.

En regardant devant elle, elle constata avec étonnement que le pont n’allait pas en ligne droite, mais faisait de nombreux détours à l’intérieur de la bibliothèque, certaines portions du pont étant rattachées à plusieurs murs différents. La progression restait facile, mais elle se révéla beaucoup plus longue que prévu ce qui agaça Nadioska qui avait hâte d’atteindre l’autre côté. Au-dessous d’elle, les gens continuaient d’ignorer sa présence.

Arrivée enfin au bout du pont, elle vit une porte qu’elle ouvrit. Elle entra dans une pièce aux murs exigus où une femme semblait l’attendre. Elle tenait une longue bande de tissu blanc et soyeux qu’elle avait enroulé avec soin. Une fenêtre ouverte donnait sur l’extérieur. Nadioska s’approcha de la fenêtre et regarda au dehors. Il faisait nuit noire et une tempête faisait rage. En regardant vers le bas, elle aperçut plusieurs mètres au-dessous, une mer démontée et l’écume des vagues seulement éclairées par les étoiles.