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Chroniques Syliannes Livre I - Chapitre 13 : Un nouveau départ, page 16

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Chroniques Syliannes Livre I

Chapitre 13 : Un nouveau départ - Page 16 sur 19

La femme s’approcha d’elle et lui tendit le tissu.

 - Prenez cela pour descendre, dit-elle.

Nadioska prit le tissu dans ses mains et le déroula lentement en le passant par la fenêtre. Elle constata qu’il atteignait les vagues en bas.

 - Je ne peux pas descendre, protesta-t-elle. Il n’y a que de l’eau là-dessous !

 - Il y a une île, répondit la femme en pointant du doigt une carte accrochée au mur que Nadioska n’avait pas encore vu.

La carte représentait une île verte découpée en plusieurs sections, comme s’il s’agissait de frontières.

 - Vous allez descendre ici, dit la femme en posant un doigt sur un endroit de la carte où trois sections se rejoignaient.

De nouveau, Nadioska regarda par la fenêtre. Le paysage n’était éclairé que par la lumière des étoiles et au-dessous, elle ne pouvait distinguer que très peu de détails. Les seules choses qu’elle voyait étaient ces vagues déchaînées par la tempête.

 - Il n’y a pas de terre là-dessous, insista-t-elle. Je ne peux pas descendre.

La femme commençait à s’impatienter et sans rien dire, elle s’approcha de Nadioska et la prit par le bras pour la secouer.

 - On vous attend en bas, dit-elle.

 - Il n’y a que de l’eau ! continua Nadioska qui refusait de descendre.

La femme secoua son bras encore plus fort et Nadioska essaya de se défaire de l’étreinte, jusqu’au moment où elle comprit qu’elle était en train de dormir et qu’on essayait de la réveiller. Elle rouvrit brusquement les yeux. Djeid était penché sur elle et la secouait doucement par l’épaule.

 - Ce n’est pas le moment de dormir, murmura-t-il un sourire en coin. Tu ne voudrais quand même pas rater notre grand départ !

 - Heu, non bien sûr, bafouilla-t-elle troublée par le rêve qu’elle venait de faire.

Elle remarque que Djeid n’était pas seul. Liije, Ilane et Iridryss les avaient rejoints et étaient en train de s’asseoir autour de la table.

 - Ce n’est plus qu’une question de minutes maintenant, dit Djeid.

Nadioska, toujours enfoncée dans son siège faisait la moue.

 - Que se passe-t-il ? demanda-t-il.

 - Tu m’as dit, un jour, que même si vous pouvez parfois prédire les évènements à l’avance, jamais vous n’avez réussi à les modifier.

 - Je t’ai dit ça moi ? s’étonna-t-il. Je n’en ai aucun souvenir