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Chroniques Syliannes Livre I - Chapitre 13 : Un nouveau départ, page 18

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Chroniques Syliannes Livre I

Chapitre 13 : Un nouveau départ - Page 18 sur 19

Quelque chose se passa, mais elle ne sut pas dire quoi. Il lui sembla simplement que pendant plusieurs secondes, elle n’était plus là. Quand elle entendit les sylians murmurer autour d’elle, elle rouvrit les yeux.

 - Est-ce toi qui a fait ça ? demanda Djeid et sur son visage on pouvait lire de la stupéfaction.

 - Quoi ? Qui a fait quoi ? demanda Nadioska.

 - Les tirs… ils ont été déviés par un champ, dit-il. Mais nous n’en avons pas encore sur le Vak’Niel. Est-ce toi ?

 - Heu, peut-être, balbutia-t-elle. Je ne sais pas… je ne voulais pas que les tirs atteignent le vaisseau, c’est tout !

Le vaisseau-cité se mit à bouger. La lumière sous le dôme était maintenant totalement verte, et donnait des teints cireux à chaque personne assise sur la passerelle.

Djeid fixait Nadioska, comme s’il essayait de savoir si c’était bien elle qui avait dévié les tirs, tandis qu’elle se posait exactement la même question. L’avait-elle fait ? Elle n’en savait rien.

Les destroyers entamèrent leur décélération et les lumières qui éclairaient leur surface étaient maintenant visibles depuis le dôme du Vak’Niel. Nadioska, les yeux fixés sur ces formes menaçantes, se remémorait l’explosion du vaisseau-cité qui avait embrasé le ciel sylian sans son étrange rêve.

 - Nous devons partir… maintenant ! dit-elle plus fort qu’elle ne l’aurait voulu, brisant ainsi le silence qui régnait sur la passerelle.

Comme pour répondre à son injonction le Vak’Niel vibra de plus belle, tandis que Djeid se penchait vers elle.

 - Ne t‘inquiète pas ! Ça va aller ! murmura-t-il.

 - Ils vont tirer encore une fois, reprit-elle d’une voix tremblante. Maintenant !

Effectivement, les destroyers qui coordonnaient leurs tirs lançaient leur seconde salve. Djeid leva les yeux vers le dôme et avertit ses concitoyens par le Nahal de l’urgence du départ.

Le Vak’Niel bourdonna et effectua une étrange embardée. Nadioska, secouée, enfonça encore plus ses ongles dans les accoudoirs de son siège, puis pendant une fraction de seconde, elle eut l’impression de sombrer dans un trou sans fond. Elle ferma les yeux et derrière ses paupières closes, une série d’images et de couleurs défilèrent à toute vitesse.