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Chroniques Syliannes Livre I - Chapitre 13 : Un nouveau départ, page 3

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Chroniques Syliannes Livre I

Chapitre 13 : Un nouveau départ - Page 3 sur 19

Ils étaient assis sur l’herbe, l’un en face de l’autre, dans le parc où ils avaient pris l’habitude de venir tous les jours depuis que Nadioska était revenue sur Syl.

 - Donc, je répète, reprit Djeid en fronçant les sourcils. Tu dois, dans un premier temps, vider totalement ton esprit.

 - Ça, j’y arrive très bien, je t’assure !

 - Je ne te demande pas de rêvasser bêtement, répliqua Djeid. Je te demande de vider ton esprit de toute pensée. Vas-y et ferme les yeux. Ça aide au début.

Nadioska ferma les yeux et tenta de vider son esprit. La chose n’était pas facile, car chaque fois qu’elle essayait de ne pas penser, des milliers de questions jaillissaient soudainement et elle était incapable de les chasser.

Avait-elle vraiment vu l’avenir ? Les sylians allaient-ils terminer leur vaisseau-cité à temps ? Était-elle leur Céliane ? Allait-elle être capable de les guider vers leur galaxie d’origine comme ils s’y attendaient ? Pouvait-elle se connecter à leur Nahal comme elle l’avait déjà fait dans une autre vie ?

Elle ne savait toujours pas si elle avait rêvé ou vécu cette autre vie, mais depuis son retour sur Syl, elle avait été incapable de se connecter au Nahal. Cela faisait presque un mois entier qu’elle essayait tous les jours pendant des heures. Une fois, elle s’était même endormie, ce qui avait fortement énervé Djeid.

Parfois, Liije venait avec eux et essayait de suivre les consignes. Bien qu’il soit beaucoup trop jeune pour pouvoir se connecter, il adorait passer des heures entières avec eux, tout en s’amusant à faire semblant de pouvoir accéder au Nahal.

 - Alors ? demanda Djeid.

 - Alors quoi ? répliqua Nadioska.

 - As-tu vidé ton esprit ? dit-il en soupirant, car il connaissait déjà la réponse.

 - Non. Je n’y arrive pas, avoua-t-elle.

Djeid leva les yeux au ciel.

 - Bien, reprit-il décidé à ne pas abandonner la partie. Pense à quelque chose de noir. Imagine, par exemple, un immense vide sans lumière. Aucun bruit ne brise le silence. Il n’y a rien autour de toi. Absolument rien. Tu te sens dériver, mais tu n’as aucun poids. Comme si tu n’étais qu’une conscience sans corps.

Il se tut et observa Nadioska. Ses yeux étaient fermés et son visage était paisible et détendu. Il espéra qu’elle n’était pas, encore une fois, en train de s’endormir, mais il préféra ne rien dire pour lui laisser une chance de se concentrer correctement.