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Chroniques Syliannes Livre I - Chapitre 13 : Un nouveau départ, page 4

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Chroniques Syliannes Livre I

Chapitre 13 : Un nouveau départ - Page 4 sur 19

Nadioska se sentait progressivement envahie par une sorte de paix intérieure. Elle baignait dans une mer noire et calme, bien loin de l’agitation de ces dernières semaines et des questions qui avaient pris l’habitude de la submerger.

Elle sentit quelque chose toucher son esprit, comme un léger souffle de vent qui venait de quelque part au-dessus de sa tête. Elle porta son attention sur la source de ce vent et vit au loin un paysage étrange et des formes floues qui ne cessaient de bouger. Une silhouette plus distincte se tenait immobile au milieu de l’agitation et la regardait avec un léger sourire sur les lèvres. La silhouette tendit une main vers elle.

 - Viens, murmura-t-elle.

Nadioska tendit une main à son tour et essaya de marcher à la rencontre de la silhouette. Mais ce monde était étrange et déroutant, et malgré tous ses efforts, elle n’arrivait pas à bouger. Elle essaya encore et encore, mais elle sentit la frustration l’envahir, jusqu’à ce que finalement tout s’estompe dans son esprit et qu’elle rouvre les yeux brusquement.

Djeid la regardait en souriant.

 - Tu vois ! Tu peux y arriver ! dit-il. Tu y étais presque.

 - Est-ce toi que j’ai vu ? demanda-t-elle.

 - Oui. C’était moi. Encore quelques heures d’entraînement et tu pourras te connecter. Tu verras, ce sera de plus en plus facile et un jour, tu te connecteras au Nahal aussi naturellement que tu respires, sans même y penser !

Nadioska soupira. Elle sentait que ce n’était pas encore demain la veille qu’elle réussirait un tel exploit. De nouveau, elle leva les yeux vers le point noir qui se voyait à peine au milieu du ciel bleu de Syl. Elle ne pouvait s’empêcher d’éprouver de la tristesse pour les sylians, sans compter qu’elle se sentait affreusement responsable.

Depuis qu’ils avaient pris ses prédictions au sérieux, leur visage était beaucoup moins souriant. Ils ne se promenaient plus dans les rues de façon insouciante, mais marchaient d’un pas vif et nerveux, en affichant autant de tristesse que de détermination.

 - J’ai l’impression qu’il y a beaucoup moins de monde dans les rues, avait dit un jour Nadioska à Djeid.

 - Presque tout le monde travaille sur le Vak’Niel, avait-il répondu.

 - Et vous pensez que vous allez finir à temps ?