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Chroniques Syliannes Livre I - Chapitre 13 : Un nouveau départ, page 6

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Chroniques Syliannes Livre I

Chapitre 13 : Un nouveau départ - Page 6 sur 19

 - Vous avez une drôle de façon de voir les choses ! s’exclama Nadioska. Non seulement je suis pour vous la cause de graves ennuis, mais en plus vous me remerciez ! Je ne suis pas sûre qu’un quelconque membre de la Confédération aurait réagi de la même manière.

 - Probablement pas, avoua Dvalime. Mais le Nahal a parfois des bienfaits étonnants.

 - C’est-à-dire ?

 - Le fait d’échanger en permanence nos points de vue et nos émotions nous a rendus plus compréhensifs et ouverts les uns envers les autres. Nous acceptons beaucoup de choses, dit Dvalime en jetant un coup d’œil en coin à Djeid. Nous acceptons les erreurs que chacun commet à un moment où à un autre de sa vie, nous acceptons que vous pensiez différemment de nous, car vous avez votre propre caractère et votre propre expérience des choses. Mais au final, et malgré toutes nos différences, nous sommes au fond de nous-mêmes très semblables : juste de simples humains qui souhaitent vivre du mieux qu’ils peuvent.

 - Et Elibohme Lasdades ? Êtes-vous aussi compréhensifs avec lui, même s’il a l’intention de vous détruire ?

 - Nous considérons cet Elibohme comme est une victime. Il a probablement beaucoup souffert. Il est aussi presque sûr qu’il a lui-même été manipulé d’une façon ou d’une autre. Bien sûr, nous pourrions peut-être le combattre, lui rendre coup pour coup. Mais à quoi bon ? N’est-il pas plus sage de rompre cette spirale de violence ?

 - En fuyant votre maison ? s’exclama Nadioska. Tout ce à quoi vous tenez ? Ne ressentez-vous pas de la frustration ? Voir de la colère ? Il vous pousse à partir !

 - Oui, avoua Dvalime en soupirant. Il nous pousse à prendre une décision difficile. Nous avions le choix de rester et de nous battre, ce qui signifiait tuer de nombreux êtres vivants, et puis nous avions le choix de partir et de quitter notre Syl bien-aimée. Nous avons choisi. C’est notre décision, on ne peut en vouloir à personne de l’avoir prise à notre place.

 - Si l’Ordre n’avait pas été là, vous n’auriez pas été dans l’obligation de choisir ! Ils sont responsables !

 - Nous avons tendance à trop souvent rendre les autres responsables de ce qui nous arrive. C’est une solution de facilité. Une attitude plus adulte et plus sage consiste à prendre ses propres responsabilités.

Devant la grimace réprobatrice de Nadioska, Dvalime sourit.