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Chroniques Syliannes Livre I - Chapitre 13 : Un nouveau départ, page 7

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Chroniques Syliannes Livre I

Chapitre 13 : Un nouveau départ - Page 7 sur 19

 - Vous êtes peut-être encore un peu jeune pour comprendre, dit-il pour clore la conversation.

 - Sauf qu’on en revient au début de cette conversation, reprit-elle de plus belle. J’ai ma part de responsabilité dans tout cela !

 - Eh bien, intervint Djeid. Si tu veux exactement savoir qui est responsable de quoi, je peux t’assurer que le véritable responsable de la situation actuelle, c’est moi !

 - Comment ça ? s’étonna Nadioska.

 - C’est moi qui t’ai amenée sur Syl. Sans moi, tu ne connaîtrais pas notre peuple, donc tu n’aurais rien dit à Elibohme ! Tu ne l’aurais même pas rencontré !

Nadioska leva les yeux au ciel.

 - D’accord, c’est bon ! dit-elle avec une pointe d’agacement. Je jette l’éponge !

Puis après quelques secondes de silence, elle reprit tout bas.

 - C’est sûr, je n’aurais jamais rencontré cet Elibohme ! Sans toi, il aurait réussi à m’éliminer très rapidement après Kaxido.

Djeid sourit et lui fit un clin d’œil malicieux, ce à quoi Nadioska répondit par haussement d’épaules dédaigneux.

Alors que trois mois s’étaient écoulés, elle avait pris l’habitude d’aller au parc uniquement avec Liije. Djeid avait été réquisitionné à son tour pour travailler sur le Vak’Niel. Le temps passait et elle pouvait voir sur les visages des sylians une tension et une nervosité qui augmentaient jour après jour.

Les rues de Syl étaient presque désertes, et le parc, qui était si bien entretenu quelques mois auparavant, était maintenant à l’abandon. La végétation commençait à s’étendre de façon chaotique sur les chemins de terre, les bancs et les tables du parc que plus personne n’utilisait. La pelouse, envahie de mauvaises herbes, poussait sans entretien et par endroits, elle atteignait presque les genoux de Nadioska lorsqu’elle se promenait dans le parc.

Assise avec Liije sur le bord du lac, elle jeta un regard attristé autour d’elle.

 - J’aurais préféré que les choses se passent différemment, murmura-t-elle.

 - Je crois que tu n’es pas la seule, répliqua Liije en lançant un bout de nourriture à un magnifique oiseau blanc qui nageait à la surface du lac.

 - Ils ne parlent pas beaucoup, mais je suis sûre qu’ils pensent ne pas arriver à terminer la construction du vaisseau.