les mondes de Vlana

Livre-jeu Zylaria - livre 1 : Prologue, page 15

Accueil > Lecture en ligne > Livre-jeu Zylaria - livre 1 : Prologue, page 15

** Actuellement, vous n'êtes pas connecté à votre compte. **

Prologue : Un début de carrière mouvementé pour Gaval Seneg

Au premier abord, le capitaine semblait déjà mort, inutile de perdre du temps à le vérifier. De plus, Gaval venait de recevoir son diplôme de l'APC et bien que les circonstances soient exceptionnelles, c'était le moment de commencer à mettre en pratique ce qu'il avait appris.

Il regarda la pièce avec un oeil maintenant beaucoup plus attentif. Sur le comptoir, le petit déjeuner avait été entamé, mais pas terminé. L'agresseur avait dû interrompre le repas. Sur le bureau, de nombreux papiers éparpillés en vrac indiquaient probablement que l'agresseur cherchait quelque chose.

Il s'approcha du bureau et tout en essayant de toucher le moins de choses possible, il regarda les différents sujets évoqués sur les papiers. Après plusieurs minutes d'examen, il en conclut qu'il ne s'agissait que de dossiers classiques sur des affaires passées.

Toutefois, un détail attira son attention : une feuille trainait par terre et était à moitié déchirée. Gaval la ramassa et lut ce qui restait d'un rapport interne de l'APC concernant des agents infiltrés. Malheureusement, la coupure se faisait au niveau de l'information principale : le nom de l'organisme qui tentait d'infiltrer l'APC.

Il lui restait encore une chose à regarder : le corps de la victime. Il contourna le comptoir pour examiner la blessure. Il s'agissait d'une coupure nette au niveau du cou, probablement effectuée par une arme tranchante. C'est alors que le capitaine Tindard ouvrit très lentement les yeux.

- Capitaine ? s'exclama Gaval qui n'avait même pas imaginé qu'il puisse être encore vivant. Ne bougez pas ! Je vais appeler les secours ! On va s'occuper de vous !

- Kerm..., murmura Tindard très faiblement.

Semblant à bout de force, il essaya de continuer à parler, bougeant légèrement les lèvres, mais sans émettre le moindre son. Puis ses yeux devinrent vitreux et Gaval comprit qu'il n'aurait jamais l'occasion de travailler pour le capitaine Roul Tindard. Cette fois, il vérifia son pouls par acquit de conscience, mais le résultat ne fit que confirmer ce qu'il avait déjà compris.

Il n'y avait malheureusement plus rien à faire pour ce pauvre Roul Tindard. Dans ce cas, Gaval se demanda ce qu'il y avait de mieux à faire à présent. En effet, il pouvait continuer à chercher des indices ou bien maintenant appeler la sécurité.