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Livre-jeu Zylaria - livre 1 : Prologue, page 2

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Prologue : Un début de carrière mouvementé pour Gaval Seneg

Gaval ouvrit lentement les yeux. Bien qu'il soit encore un peu endormi, l'idée que ce jour allait être décisif pour sa carrière s'imposa à son esprit : il allait devoir prouver ses capacités d'enquêteur à son tout nouveau chef.

Bien sûr, il avait passé son diplôme en réussissant à se placer en tête de sa promotion, mais aujourd'hui, pour la toute première fois, il allait enfin travailler directement sur le terrain, sous les ordres de Roul Tindard capitaine dans les forces de l'APC, les Autorités Policières Confédérées de la Grande Confédération des Planètes. Motivé par la perspective d'une journée excitante, Gaval quitta prestement sa couchette.

La garnison de Dortar, une structure artificielle en orbite autour de la planète du même nom, était en fait l'une des plus importantes de l'APC. Elle possédait la particularité de proposer des chambres individuelles à ses agents, mais également à ses élèves. Même si ces chambres étaient minuscules, chacune possédait un lit, ainsi qu'une salle de bains privée. Gaval se dirigea donc vers la sienne pour y faire sa toilette avant d'enfiler prestement sa tenue bleu marine de membre de l'APC. Il n'oublia pas, bien sûr, d'épingler sur le côté gauche de son col, l'insigne des cadets qu'il allait devoir porter pendant une année complète.

Gaval posa ensuite son orcom personnel sur le dos de sa main gauche. Cette fine feuille légèrement caoutchouteuse s'adapta aussitôt aux courbes de sa main et s'y fixa, attirée par son ADN tel un aimant.

Chaque agent, même les cadets, possédait son orcom personnel programmé suivant son ADN ; aucun échange d'orcom entre agents n'était donc possible. Cette feuille bourrée de nanotechnologie permettait à son propriétaire de communiquer avec ses collègues, mais également de se connecter au réseau d'information public, le RIC, et à celui privé de l'APC.

L'orcom, accompagné d'une minuscule oreillette introduite dans le conduit de l'oreille, constituait l'outil de base de n'importe quel agent de l'APC. Bien sûr, pour compléter la tenue, l'indispensable pistolet blaster était glissé à la ceinture.

Gaval vérifia l'heure sur son orcom. Il devait rencontrer son chef dans une demi-heure. Un peu dubitatif, il se demanda quoi faire en attendant : aller manger au réfectoire ou bien utiliser son orcom pour regarder les informations ?