les mondes de Vlana

Livre-jeu Zylaria - livre 1 : Prologue, page 20

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Prologue : Un début de carrière mouvementé pour Gaval Seneg

Entourés par les trois agents, les deux prisonniers furent emmenés vers le centre de sécurité, une section un peu à part du reste de la garnison. Pour l'atteindre, ils parcoururent de nombreux couloirs sous les yeux stupéfaits des cadets et sous les froncements de sourcils des gradés.

Lorsque plusieurs minutes plus tard, ils atteignirent leur destination, les agents de sécurité séparèrent Gaval et l'homme blond pour les mettre dans deux cellules individuelles avant de verrouiller les sas de l'extérieur, empêchant ainsi toute tentative d'évasion.

- Quel début de carrière ! murmura Gaval en s'asseyant sur la couchette de la cellule.

Bien qu'il n'ait rien à se reprocher, la situation était loin de correspondre à ce qu'il avait espéré pour sa première journée. Jamais, il n'aurait pensé terminer son premier rendez-vous dans une cellule de la sécurité de la garnison avec les menottes aux poignets !

Des picotements insistants sur son bras gauche le forcèrent à jeter un oeil à sa blessure. Un trou d'environ trois centimètres de diamètre avait été fait au niveau de son uniforme laissant apparaitre une brûlure importante sur sa peau. Il grimaça en se disant que décidément, ce n'était pas un début de carrière idéal.

Au bout de plusieurs minutes d'attente, deux agents ouvrirent le sas et lui ordonnèrent de se lever et de les suivre. Il obéit, espérant qu'on allait enfin admettre son innocence dans cette affaire.

On l'emmena dans une petite salle de réunion, où trois gradés se trouvaient là. Si la table ronde et grise du centre de la pièce, ainsi que les sièges situés autour, pouvait accueillir une dizaine de personnes, les gradés avaient préféré rester debout, près d'un distributeur de boisson chaude. L'un d'entre eux était d'ailleurs en train de se servir.

Lorsque Gaval entra, les trois hommes se tournèrent vers lui.

- Enlevez-lui les menottes, demanda l'un des hommes. Ensuite, laissez-nous.

L'agent qui avait parlé possédait le grade de capitaine dans l'APC, comme l'attestaient les galons accrochés à son col. Il devait avoir la quarantaine. Des cheveux bruns coupés courts, un visage carré et des yeux clairs lui donnaient un air martial et froid. Pas le genre de type à rigoler tous les jours pensa Gaval avec une boule au ventre.

L'un des agents retira les menottes des poignets de Gaval, puis ils quittèrent la salle, laissant le jeune cadet seul avec les gradés.

- Bien ! fit celui qui avait demandé qu'on lui retire les menottes. Dites-moi cadet Gaval Seneg, qu'avez-vous à nous dire sur la mort du capitaine Tindard ?

Gaval avait maintenant deux possibilités, soit tout dire et notamment parler de ses soupçons sur les Gros Conglomérats, soit ne parler que du meurtre du capitaine sans faire part du reste de ses informations.