les mondes de Vlana

Livre-jeu Zylaria - livre 1 : chapitre 2, page 13

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Enquête sur Sladi par Gaval Seneg

Gaval repéra dans la foule des cuisiniers un jeune homme frêle un peu à l'écart qui s'occupait de surveiller la cuisson du contenu d'une casserole avec une telle attention qu'on avait l'impression que sa vie en dépendait.

Il s'approcha et se présenta au jeune homme.

 - Bonjour, je suis Gaval Seneg, agent de l'APC. J'aimerais vous poser quelques questions.

Le jeune homme sursauta et regarda tout autour de lui d'un air apeuré.

 - Je... je ne peux pas vous parler ! balbutia-t-il. Si le chef me voit... il va me renvoyer... ou pire !

 - Ne vous inquiétez pas ! Je suis là de façon officielle et le chef ne peut pas entraver une enquête de l'APC. S'il le fait, il devra faire face aux conséquences.

 - Ah ? Ah bon ! fit le jeune cuisinier. Et c'est quoi vos questions ?

 - Je suis là pour enquêter sur les menaces faites sur la personne de Reixa Nang, mais également pour vérifier que sa sécurité est bien assurée. J'aimerais savoir quelles sont les techniques mises en place dans les cuisines pour contrer des tentatives d'empoisonnement de la famille Nang ?

 - Oh vous savez ! C'est les trucs habituels, répondit le jeune homme.

Il pointa le double sas qui permettait d'entrer et sortir des cuisines.

 - Sur le sas, il y a un détecteur de poison. Tout ce qui entre ou sort des cuisines est scanné. Il y aurait une alarme si un poison était détecté. Mais comme tout le monde dans les cuisines le sait, ce serait vraiment stupide d'essayer d'empoisonner les plats ici !

Gaval tiqua sur la dernière phrase.

 - Stupide d'essayer d'empoisonner les plats...ici ?

 - Oui ! reprit le jeune homme. Dans les cuisines, ce serait ridicule, car le poison serait détecté automatiquement !

 - Et à votre avis, ce serait possible en dehors des cuisines ?

Le jeune cuisinier haussa les épaules.

 - Je ne crois pas. On emmène les plats nous-mêmes jusqu'à la salle à manger et on est escorté par des miliciens de la sécurité. Il faudrait donc que le cuisinier et les deux miliciens qui l'accompagnent soient complices pour empoisonner le plat. C'est jamais arrivé.

 - Mais ce serait possible quand même, non ? Il n'y a aucun autre détecteur de poison ?

 - Non. Juste un seul à la sortie des cuisines.

 - Seneg ! cria soudainement une voix forte derrière eux.

C'était le sergent Fourque qui arrivait, un air mécontent plaqué sur le visage.

 - Au lieu de papoter, allez faire un tour dans les jardins ! Vérifiez qu'il n'y a pas d'engins explosifs cachés dans les buissons !

 - Monsieur ? s'exclama Gaval interloqué, vous êtes sérieux ?

 - Si je suis sérieux ? s'énerva Fourque. Je suis toujours sérieux ! Et quand je donne un ordre, j'aimerais qu'on le suive ! Immédiatement cadet !

 - Oui monsieur, répondit Gaval avec regret.

Il remercia le jeune cuisinier d'un mouvement de tête et quitta les cuisines en se disant que l'intervention de Fourque était arrivée fort à propos pour l'empêcher de poser plus de questions. Ce ne pouvait pas être un hasard.

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